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2022, une année décisive en Europe. L’UE révise ses stratégies

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L’Union européenne doit changer ses stratégies au cours de la nouvelle année, selon des responsables. Selon eux, 2022 pourrait être une année décisive pour l’Europe..

En 2022, l’Union européenne sera confrontée à certains de ses plus grands défis si elle veut devenir la puissance géopolitique que ses dirigeants veulent qu’elle soit, selon les experts. La pandémie de Covid-19 a ralenti les progrès dont rêvaient les Européens, d’autant que la politique mondiale a créé davantage de problèmes pour le bloc au cours des deux dernières années. Les responsables affirment que la situation ne fera qu’empirer si des mesures ne sont pas prises rapidement.

Les stratégies de l’UE vont changer en 2022

Selon une analyse de CNN, qu’il s’agisse d’une crise migratoire à la frontière du bloc avec le Belarus ou de menaces commerciales chinoises, l’UE a absolument besoin d’une stratégie pour faire face au monde au-delà de ses frontières avant que ces problèmes hybrides ne la submergent et ne l’affaiblissent.

La Commission a fait des propositions audacieuses qui, en théorie, pourraient contribuer à résoudre ces problèmes. En ce qui concerne l’agression russe et les autres conflits militaires, l’UE a proposé des unités de déploiement rapide adaptées à des missions spécifiques, réduisant ainsi la dépendance à l’égard de l’OTAN et des États-Unis pour protéger le continent.

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En ce qui concerne le développement des technologies, le Parlement européen a proposé de travailler d’ici 2022 sur une législation relative aux services et aux marchés numériques visant à protéger les droits des utilisateurs en ligne ainsi qu’à mettre fin aux pratiques déloyales des grandes plateformes en ligne.

En ce qui concerne les questions liées à la Chine, Bruxelles tente de contrer la gigantesque initiative mondiale de Pékin en matière d’infrastructures en proposant des options d’investissement alternatives. Ces dernières années, l’UE a tenté de marcher sur une corde raide en maintenant un partenariat économique avec la Chine sans s’aliéner les États-Unis, de plus en plus hostiles à Pékin.

Le passage de Donald Trump à la présidence des États-Unis a fait prendre conscience à l’Europe qu’elle ne peut pas se permettre de compter entièrement sur l’Amérique comme alliée. La plupart des responsables européens s’accordent à dire qu’il faut relever les défis auxquels l’UE est confrontée, mais la réalité de la mise en place d’une politique étrangère commune s’est avérée particulièrement difficile pour un bloc de 27 pays ayant des priorités nationales différentes. Par conséquent, toute politique étrangère commune de l’UE est à la merci des États membres individuels, qui exercent leur droit de veto pour bloquer l’unanimité.

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Des pays comme la Hongrie et la Pologne, qui ont récemment défié le droit européen par des politiques anti-européennes, ont le pouvoir de combattre toute politique européenne significative en représailles aux menaces de retrait des fonds ou de suppression des droits de vote. Cela crée un nouveau problème pour Bruxelles, car des rivaux comme la Russie et la Chine peuvent « traiter directement avec les gouvernements nationaux, ce qui en fait essentiellement un cheval de Troie au sein de l’UE, des agents de régimes hostiles », explique M. Kelemen.

Toutefois, les problèmes auxquels l’UE est confrontée dans le domaine des affaires étrangères dépassent les désaccords entre les États membres. Selon l’eurodéputée libérale néerlandaise Sophie in ‘t Veld, « la manière dont l’UE est actuellement organisée l’empêche fondamentalement de s’attaquer aux crises auxquelles nous sommes confrontés ». Mais pendant que l’Europe attend, ils s’intensifient. Cathryn Cluver Ashbrook, directrice du Conseil allemand des relations étrangères, exprime son inquiétude et fait valoir que l’UE n’a pas un brillant palmarès en matière de gestion de crises simultanées.

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