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C’est officiel ! La Russie intervient militairement au Kazakhstan. Le président Tokayev a demandé de l’aide contre les manifestants. VIDÉO

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L’intervention au Kazakhstan se déroulera sous l’égide de l’Organisation du traité de sécurité collective. Il s’agit d’une alliance militaire dirigée par la Russie, qui comprend la Russie, l’Arménie, le Belarus, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan.

L’annonce a été faite par le président en exercice de cette organisation lui-même, le Premier ministre arménien Nikol Pashinian. Il a déclaré que Moscou et ses alliés de l’Organisation du traité de sécurité collective enverraient des « forces de maintien de la paix » au Kazakhstan pour une intervention limitée.

Mercredi soir, une opération « anti-terroriste » a été lancée dans la ville d’Almati pour rétablir l’ordre public. Selon un bilan officiel, huit policiers ont été tués lors d’affrontements avec des manifestants, et 317 autres ont été blessés.

Source : Archives EVZ

Intervention russe demandée par le président Tokayev

Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a appelé mercredi soir à une intervention dans un contexte d’escalade de la violence.

« Aujourd’hui (mercredi 5 décembre – ndlr), j’ai demandé aux chefs d’État de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) d’aider le Kazakhstan à vaincre la menace terroriste », a déclaré le président kazakh à la télévision d’État.

Il a accusé des « gangs terroristes » qui coordonneraient les manifestations populaires et seraient entraînés « à l’étranger ».

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La Maison Blanche appelle à la retenue des autorités

Dans ce contexte, le gouvernement américain a exhorté les autorités du Kazakhstan à faire preuve de « retenue » dans les confrontations avec les manifestants. Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a condamné le vandalisme et a appelé les personnes impliquées à défendre les institutions constitutionnelles et à respecter les droits de l’homme.

« Nous appelons tous les Kazakhs à respecter et à défendre les institutions constitutionnelles, les droits de l’homme et la liberté de la presse, notamment en rétablissant l’accès à Internet. Nous exhortons toutes les parties concernées à trouver une solution pacifique à l’état d’urgence », a déclaré Ned Price dans un communiqué.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a rejeté les accusations russes selon lesquelles les États-Unis seraient responsables des troubles au Kazakhstan.

« C’est absolument faux » et « fait partie de la stratégie de désinformation de la Russie », a-t-elle insisté.

L’ONU considère la situation avec inquiétude

De son côté, l’ONU a déclaré qu’elle suivait la situation « avec inquiétude », a déclaré le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric.

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« Il est très important que toutes les personnes impliquées dans les événements actuels fassent preuve de retenue, s’abstiennent de toute violence et favorisent le dialogue », a ajouté Stéphane Dujarric.

Manifestations de grande ampleur au Kazakhstan

Les autorités du Kazakhstan ont déclaré l’état d’urgence dans tout le pays après que plusieurs manifestations déclenchées par une augmentation soudaine des prix du gaz et du carburant ont dégénéré en violences. La foule a pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux, dont certains ont été incendiés, note l’AFP.

Des manifestations ont éclaté dimanche en raison de la hausse du prix du gaz dans une ville de province. Ils se sont étendus à la capitale économique, Almati, où près de 5 000 personnes ont affronté la police qui est intervenue à coups de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes.

Gouvernement dirigé par le Premier ministre Askar Mamin. Le vice-premier ministre Alihan Smailov assumera le rôle de premier ministre par intérim jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet. Le président Kassym-Jomart Tokayev a également annoncé le renvoi de l’ancien président Nursultan Nazarbayev à la tête du Conseil national de sécurité.

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