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Emmanuel Macron défend son bilan sans officialiser sa candidature à la présidentielle

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Des réformes économiques au Covid-19 en passant par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron a défendu mercredi 15 décembre sur TF1 et LCI son mandat de cinq ans. Donnant une image positive de son travail, le chef de l’État a reconnu avoir fait des erreurs et surtout avoir « appris » des différentes crises auxquelles il a été confronté depuis 2017.

À quatre mois du premier tour des élections résidentielles, le 10 avril, Emmanuel Macron n’a pas répondu, comme prévu, aux appels pressants de ses adversaires à entrer enfin dans la course et à cesser de faire campagne « sans le dire ».

« Certains font campagne, mais votre serviteur : non », assure-t-il. « [Dar] Je n’ai jamais pensé que l’on pouvait, en cinq ans, tout faire « , nuance-t-il, voulant  » continuer à… « . [se] conception » et de « maintenir la vision [pentru] pour dire : « projetez le pays pendant dix ans ».

Interrogé à plusieurs reprises sur son éventuelle candidature, il assure qu’il n’est « pas en mesure aujourd’hui de répondre à cette question, compte tenu à la fois de la situation du pays ». [şi] et moi-même », admet le jeune président, qui aura 44 ans le mardi 21 décembre.

« C’est quelqu’un qui décide, j’assume », répond-il lorsqu’il est interrogé par les journalistes Audrey Crespo-Mara de TF1 et Darius Rochebin de LCI sur sa manière de présider, souvent qualifiée de « jupitérienne ». Mais il dit aussi travailler « collégialement », citant les nombreux conseils de défense que Covid a organisés depuis le début de la crise sanitaire, il y a près de deux ans.

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« Pas la loi de la jungle »

Il demande donc « le droit de ne pas être la caricature dans laquelle il souhaite être enfermé », comme celle d’un président déconnecté de la vie protégée des Français ou d’un président des riches. « Je n’ai jamais été ça ! […] Mes valeurs ne sont pas celles d’un président des riches », insiste-t-il.

Interrogé sur les « déclarations » polémiques du début de son mandat, il admet qu’il ne les répétera pas, même si elles ont montré qu’il est « arrivé au pouvoir avec une forme de vitalité » et « une volonté de choquer ». « J’ai appris, je pense pouvoir le dire, plus de respect pour tout le monde », dit-il.

Élu en 2017 sur la promesse de dépasser le clivage droite-gauche, Emmanuel Macron affirme que son projet s’est construit sur le « triptyque libérer-protéger-unifier ». « Je ne crois pas à la sauvagerie, je ne suis pas pour la loi de la jungle ! ». Je suis pour la responsabilité, le mérite, mais aussi l’entraide et la solidarité dans les moments difficiles », explique-t-il.

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Emmanuel Macron justifie ainsi le principe du « à tout prix » institué en 2020 après l’explosion de la pandémie. Cette politique a été possible « parce que nous avions une crédibilité, une solidité, liée aux réformes du marché du travail, pour reconstruire l’attractivité ».

Arrêtée par la crise sanitaire, la réforme des retraites devra être relancée, a-t-il dit, mais en allant « vers un système simplifié » avec « trois grands régimes », pour la fonction publique, pour les salariés du privé et pour les indépendants. Il a admis que passer de 42 à un, comme il l’avait initialement prévu, était « trop angoissant ».

Les opposants sont remontés

Cette émission intitulée « Où va la France ? », enregistrée dimanche dans la salle d’apparat du palais de l’Élysée, a rendu furieux les adversaires et les partisans du président, à moins de quatre mois de l’élection présidentielle. L’opposition a dénoncé une atteinte à l' »équité » du temps imparti, tandis que la plupart soutiennent le droit du président à s’expliquer devant le peuple français.

Plusieurs prétendants à l’Élysée ont fait appel de l’arbitre, en saisissant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). (Rador)

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25 ans et depuis 3 ans dans le Digital, je rédige aussi vite que mon ombre ^^ Fan de Rugby et de boxe, j'aime aussi l'Art et la Littérature !