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La lutte pour l’hégémonie. La menace de l’Iran est-elle réelle ?

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Les difficultés rencontrées par l’Iran

Même si toutes les sanctions étaient levées aujourd’hui, il faudrait à l’Iran des décennies pour reconstruire son économie, amasser des richesses nationales et les transformer en prouesses militaires et en puissance diplomatique suffisantes pour limiter une coalition arabe permanente. La capacité de Téhéran à diriger la région du Golfe ou à contraindre les États arabes à se soumettre semble douteuse.

Au nord-est de l’Iran se trouve l’Asie centrale, tandis qu’au sud-est se trouvent le Pakistan et l’Inde. L’Afghanistan et ses voisins sont au mieux stratégiquement inertes. Si Téhéran veut une alliance avec eux, il faut l’encourager. De tels alliés seraient un handicap plutôt qu’un atout pour la stratégie iranienne. Le Pakistan a des fronts allant de la mer d’Arabie au détroit d’Ormuz et dispose d’un arsenal nucléaire. La géographie et les facteurs militaires en font un partenaire plus viable pour l’Iran. Cependant, il s’agit d’un argument plutôt faible pour une alliance entre l’Iran chiite et le Pakistan sunnite.

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En bref, il est difficile d’envisager un scénario réaliste dans lequel la République islamique attire une alliance sérieuse. Et même si Téhéran réussissait un tel exploit improbable, le succès lui donnerait-il le pouvoir de s’étendre ? Les forces iraniennes devraient aller bien au-delà de l’Europe.

L’Iran n’est pas un problème majeur pour les États-Unis.

L’Iran peut se vanter d’avoir une énorme capacité de nuisance. Par exemple, Téhéran développera probablement un arsenal nucléaire au fil du temps. Faire et défaire l’alliance est une autre option. Téhéran peut bloquer les forces américaines à un moment où Washington préférerait entrer dans un conflit avec les grandes puissances indo-pacifiques et atlantiques. Par conséquent, si Washington refusait d’envoyer des forces navales dans la région du Golfe, Téhéran pourrait détourner les efforts américains de projection de puissance.

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Quelle serait la stratégie à adopter pour traiter avec l’Iran ? Washington pourrait continuer à participer à la gestion des événements en Asie du Sud et dans la région du Golfe en fonction de ses forces sur terre. Dans ce contexte, l’Amérique devrait maintenir la solidité de ses alliances dans la région, en aidant ses alliés à accéder aux côtes en cas de conflit. L’Iran ne représente aucune menace directe ou immédiate pour l’hémisphère occidental, mais certains aspirants à l’hégémonie justifient le renouvellement de sa stratégie maritime à forte intensité de ressources.

Le Pentagone a, à juste titre, fait de la concurrence entre grandes puissances une priorité absolue. Il serait peu judicieux d’allouer des ressources pour compenser un problème secondaire comme l’Iran, surtout si les coûts d’opportunité étaient perdus dans le Pacifique occidental, la Méditerranée ou ailleurs autour de la périphérie eurasienne.

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Penseur incurable. Un spécialiste de la bière, car belge d'origine. Défenseur de la culture pop, je suis patrouilleur de médias depuis les débuts ! ^^