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La pandémie et le manque de sens collectif

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Les gens s’interrogent souvent sur leur signification dans ce monde, la pandémie étant l’un de ces moments.

Tout être, même un peu conscient de lui-même, entre à certains intervalles dans une phase de doute de soi.

Certains reconstruisent leurs liens brisés et réaniment leur ancien sens, d’autres se donnent de nouvelles déterminations. Le même processus peut également concerner une collectivité. Une société, un pays, doivent aussi avoir un sens propre, un projet, quelque chose pour lequel le présent est porteur de sens.Si nous devions chercher un sens pour notre pays en ce moment, nous risquerions d’être hantés par un vide immense.

Le choc au sein de la civilisation occidentale

Quelle est vraiment la trajectoire de ce pays ?

Tant que l’adhésion à l’OTAN et à l’UE était sur la table, il y avait des déterminations extérieures qui pouvaient également créer un sentiment collectif intérieur. Mais tout cela, s’il ne reste qu’un agenda coché sans autre conséquence, ne représente pas un véritable projet.

Nous sommes des spécialistes du lancement de projets dans l’eau, qui finissent rapidement par flotter dans des flaques oubliées. Dans la suite de ce scénario, même l’adhésion à l’espace Schengen ne pourrait pas signifier plus. Et quand il n’y aura plus rien à rejoindre, nous perdrons même l’illusion d’un projet. Parce qu’à l’intérieur, la Roumanie ressemble à un pays sans aucun sens. A part faire l’inventaire des dysfonctionnements, la Roumanie ne coche rien.

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La pandémie a encore accentué les fractures internes et donc l’absence de sens collectif.

Pour les politiciens criminels, les gens ne sont utiles, vivants et en bonne santé, que pour être exploités, sinon ils sont un fardeau. Chaque vague de pandémie est une bonne occasion pour ces pirates cyniques de jeter les personnes vulnérables par-dessus bord.

La psychologie du peuple roumain

Tout cela se poursuit dans l’atmosphère haletante de l’espace médiatique, où tous les gens sans talent généreusement stimulés pour le bidonnage et l’esbroufe font leurs tumultes du soir dans la vue de plus en plus brouillée du peuple. La presse créée dans le laboratoire du système fonctionne comme une sirène qui déclenche l’alarme de manière sélective.
La plupart du temps, nous sommes obligés d’écouter le faux chant de la sirène.

Dans le plan de la vie ordinaire, les crimes se multiplient !

Dans le plan de la vie ordinaire, les meurtres se multiplient, les maladies mentales, et comble de la désolation, les clôtures du cimetière s’effondrent, tuant les vieux, comme dans une avidité de la terre qui veut s’engraisser de toujours plus de morts. Les routes sont des cimetières pour les conducteurs, les clôtures, les bâtiments, les tuyaux, tout s’effrite. L’indifférence et l’autisme égoïste rapportent gros au niveau collectif.

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« Une pelletée de poussière se dépose »

Mais, surtout, « une pelletée de poussière se dépose », comme le dit le poète, sauf que, jusque-là, nous vivons dans une période sans signification historique, nous sommes un pays sans direction, sans but. Les discours sur la modernisation de la Roumanie, qui seront récités jusqu’à l’Apocalypse, empêcheront de moins en moins de personnes de dormir. Nous sommes habitués à voir tous les vices des systèmes politico-économiques s’approfondir au maximum. Le capitalisme, l’État de droit, la démocratie sont de toute façon des vêtements imparfaits, mais nous avons le talent inégalé d’en faire des chiffons.

Bonne chance aux citoyens en colère !

Bonne chance pour que notre fenêtre soit à nouveau brisée par un citoyen enragé, dont nous ne saurons jamais s’il est un adepte dégénéré de l’IRA ou l’un des nôtres. Les sirènes de la presse contrôlée ont été silencieuses sur ce sujet.

Nous sommes comme une île de cannibales surveillés juste assez longtemps pour ne pas devenir un danger majeur pour les colonialistes. Sinon, nous continuons à voler la cévamotorine aux Américains, à consommer tout ce que nous attrapons comme des sauterelles, et à ne rien apprendre non plus de cette pandémie, de peur de sortir de notre vicieuse complaisance myope.

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