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La Russie va envoyer une « force de maintien de la paix » au Kazakhstan en réponse à l’agitation populaire.

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Nikol Pashinyan, Premier ministre d’Arménie et Président Conseil de sécurité collective de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC)a annoncé que la Russie se préparait à envoyer une force de « maintien de la paix » au Kazakhstan. Ce sera la première fois que cette organisation internationale lancera une intervention militaire dans le cadre de ses dispositions de sécurité collective.

Selon des informations non confirmées, des troupes russes, notamment des parachutistes et des unités d’opérations spéciales, feront partie des contingents déployés.

En rapport avec l’allocution du Président de la République du Kazakhstan K. -F. -F. K. M. Tokaev et compte tenu de la menace qui pèse sur la sécurité et la souveraineté nationales de la République du Kazakhstan, y compris par une intervention extérieure, le Conseil de sécurité collective de l’OTSC, conformément à l’article 4 du Traité de sécurité collective, décide et dirige les Forces collectives de maintien de la paix de l’OTSC vers la République du Kazakhstan pour une période limitée afin de stabiliser et de normaliser l’environnement dans ce pays.

Président du Conseil de sécurité collective de l’OTSC,

Premier ministre de la République d’Arménie

Des troubles massifs ont éclaté aujourd’hui dans certaines parties de ce pays d’Asie centrale après des manifestations sans précédent contre le gouvernement autoritaire du pays. Les protestations ont été déclenchées par une forte augmentation des prix des carburants subventionnés. Certains éléments indiquent déjà que les autorités kazakhes se livrent à une répression violente contre les manifestants dans un certain nombre de grandes villes.

La Russie et la force de réaction rapide

L’OTSC compte actuellement six membres : Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizstan, Russie et Tadjikistan. Depuis 2009, l’Union européenne dispose d’une force collective de réaction rapide (CRRF), composée de contingents désignés par ses différents États membres, qui sont déployés sur appel pour lutter contre diverses menaces externes et internes.

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Les exercices de l’OTSC-FCRR, y compris ceux qui ont eu lieu l’automne dernier, ont fait intervenir toute une gamme de moyens militaires, notamment des avions de chasse, des hélicoptères et des véhicules blindés, ainsi que des forces d’opérations spéciales.

L’OTSC a refusé d’agir en réponse à toutes les demandes d’assistance précédentes des États membres, qui étaient au moins au nombre de deux. Le premier est venu du Kirghizistan après que des troubles majeurs y aient éclaté en 2012, et le second de l’Arménie après qu’un conflit majeur ait éclaté entre ce pays et l’Azerbaïdjan l’année dernière.

La Russie a déployé une force de maintien de la paix le long de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan après avoir négocié un accord qui a mis fin aux combats dans cette région, mais en dehors du cadre de l’OTSC.

Une intervention encore peu claire

Il n’était donc pas clair si le bloc allait réellement répondre lorsque Qasym-Zhomart Toqaev, qui est le président du Kazakhstan depuis 2019, a lancé un appel officiel à l’aide pour faire face à ce qu’il a décrit comme une menace « terroriste » dans son pays. Cette décision fait suite à la déclaration de l’état d’urgence dans de nombreuses régions du pays, notamment dans la capitale Nur-Sultan, connue sous le nom d’Astana, et dans la ville d’Almaty, la plus grande agglomération du Kazakhstan. .

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Les manifestants avaient auparavant attaqué et incendié de nombreux bâtiments gouvernementaux, notamment la résidence du président à Nur-Sultan. Il a également été signalé qu’ils avaient pris le contrôle de l’aéroport d’Almaty pendant au moins un certain temps.

M. Toqaev, membre du parti politique au pouvoir dans le pays, Nur Otan, avait déjà tenté, sans succès, d’apaiser les troubles croissants, en acceptant publiquement la démission de son cabinet et en retirant officiellement à M. Nazarbayev son rôle puissant de président du Conseil de sécurité. Les autorités kazakhes ont également promis de s’efforcer d’atténuer la hausse des prix du carburant.

Les revendications des manifestants

Une liste de demandes circulant en ligne et émanant d’une entité se présentant comme le Comité populaire du Kazakhstan comprenait, entre autres, un appel à la démission de Toqaev et du reste du gouvernement actuel. Il n’est pas certain que cette liste représente une véritable pression coordonnée de la part des manifestants à travers le pays, mais elle semble refléter un certain nombre de mécontentements qui couvent parmi les citoyens ordinaires.

Bien que le pays soit toujours plongé dans un important black-out de l’Internet et des communications, un certain nombre de vidéos sont depuis apparues en ligne dans lesquelles on peut entendre de nombreux tirs. Le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan a précédemment déclaré que huit policiers et membres de la garde nationale étaient morts dans des affrontements avec des manifestants et que 300 autres membres des forces de sécurité avaient été blessés, mais il n’a pas fourni de chiffres sur les victimes civiles.

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