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Le projet d’une communauté politique européenne s’essouffle à cause de la Turquie

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Le sujet a été discuté à l’occasion de la visite à Ankara du chef de la diplomatie française, Catherine Colonna. Lundi 5 septembre à Ankara, le ministre français s’est entretenu avec le président turc et son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavusoglu. M. Colonna doit arriver à Athènes mardi pour des entretiens avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, adont les relations avec connaît un regain de tension dans la mer Égée.

En principe, la communauté politique “devrait d’abord nous permettre de nous réunir tous les six mois entre les membres de l’Union européenne, mais aussi avec les Britanniques, les Norvégiens, Suisses, États des Balkans occidentaux, Ukrainiens, etc.”. – Emmanuel Macron l’a annoncé le 1er septembre aux ambassadeurs réunis à l’Elysée.

“La question de la Turquie est posée par beaucoup d’autres membres, elle sera débattue et la France n’a pas et ne demande pas de veto”, a indiqué le chef de l’État français. La République tchèque, qui préside le Conseil de l’Union européenne ce semestre, va lancer des invitations au sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Prague.

Un “club anti-Poutine”

En réalité, Paris, comme les autres capitales européennes, est réticent à l’idée d’associer la Turquie à ce “club anti-Poutine”, comme l’appelle un expert. Conçu principalement pour accueillir dans la “famille européenne”, sept mois après le déclenchement de l’invasion russe, la communauté politique cherchera à ancrer les pays de ladider le UEsans précipiter leur adhésion pleine et entière, à condition qu’ils partagent les valeurs démocratiques des vingt-sept.

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Cependant, les relations avec la Turquie se sont détériorées lorsque le leader islamo-conservateur Erdogan consolidé son pouvoir après la tentative de coup d’État ratée de 2016. Les négociations d’adhésion à l’UE entamées en 2005 avec Ankara sont de facto gelées.

“Depuis le coup d’État manqué, Erdogan est à la dérive et il peut sembler incohérent de l’inviter dans une communauté politique composée de pays démocratiques qui partagent les mêmes valeurs”, souligne Sébastien Maillard, directeur de l’Institut Jacques Delors, qui ajoute : “On pourrait convenir de ne pas inviter la Turquie tant que les négociations d’adhésion restent gelées.”

PCette proposition ne semble pas plaire aux responsables turcs. “Nous ne pouvons pas imaginer créer une communauté politique sans la Turquie. Si les États membres voulaient y mettre leur veto, le projet serait mort-né”, a déclaré Ali Onaner, ambassadeur de la Turquie auprès de l’UE.a Paris, pour Le Monde. “La Turquie est tout à fait prête à devenir membre de cette communauté, mais cela ne doit pas être une alternative à sa candidature à l’UE”, a-t-il souligné, craignant toutefois un éventuel veto de la part de Chypre, dont la part de l’UE est de 10 %. La partie nord est occupée par la Turquie depuis près de cinq décennies.

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La médiation turque entre Russie et l’Ukraine

Dans ce cas, Paris se veut d’autant plus prudent que les relations avec Ankara restent chaudes, que ce soit au sein de l’UE ou à l’extérieur. OTANsoit en Méditerranée orientale, soit sur le continent africain. En visite à Alger du 25 au 27 août, le président Macron a accusé l’existence de “réseaux”, dirigés depuis l’ombre par Ankara, Moscou et Pékin, qui diffusent une propagande anti-française en Afrique. Lors d’une conférence de presse conjointe avec Lundi soir à Ankara, Mevlüt Çavusoglu, ministre français des Affaires étrangères, a qualifié ces déclarations d'”extrêmement inappropriées”. M. Colonna s’est également dit préoccupé par le risque de “contournement” des sanctions visant la par les entreprises russes.et des entreprises turques.

La Turquie, qui joue un rôle de médiateur entre la Russie et l’Ukraine, ne s’est pas associée aux sanctions adoptées par l’Occident, et ses échanges avec Moscou ont fortement augmenté depuis le début du conflit. ” La politique de sanctions que nous menons (…) a un objectif : limiter le soutien à l’effort de guerre russe… “. [și] pour faire comprendre à la Russie qu’elle a fait le mauvais choix, et il est donc important que le plus grand nombre de pays possible envoie le même message”, a insisté le chef de la diplomatie française.

(Auteur : Philippe Ricard – lemonde.fr)

Traduction de Rador

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