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Les investisseurs technologiques américains pensent être proches d’un remède contre le vieillissement

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Il semblerait que le vieillissement ne soit pas une fatalité. Et par vieillissement, j’entends : muscles affaiblis, mémoire faiblissante, articulations douloureuses… ou cancer ou diabète.

Le vin rouge ne procure la « jeunesse éternelle » que s’il est consommé en excès.

James Peyer, 35 ans, veut prouver que l’âge est plutôt comme la polio ou la tuberculose, écrit le Times dans son édition du week-end. Ces maladies et d’autres maladies infectieuses étaient autrefois les plus meurtrières, jusqu’à ce que nous développions des vaccins ou des traitements efficaces.

James Peyer, cofondateur de la start-up new-yorkaise Cambrian Biopharma, spécialisée dans la longévité.

Pourquoi, demande M. Peyer, cofondateur de la start-up new-yorkaise Cambrian Biopharma spécialisée dans la longévité, l’âge devrait-il être différent ? « Sur les plus de 100 000 ans de notre histoire en tant qu’espèce, il ne s’est écoulé que 75 ans environ pendant lesquels ces maladies du vieillissement ont été les principaux prédateurs de l’humanité. » Il a ajouté : « Nous nous concentrons rapidement sur nos plus grands prédateurs – les maladies du vieillissement – et cherchons comment les vaincre. »

M. Peyer est un biologiste spécialiste des cellules souches qui, il y a deux ans, a cofondé Cambrian avec le milliardaire allemand et amateur de psychédélisme Christian Angermayer.

Atai Life Sciences, propriété de M. Angermayer, est le principal investisseur de Compass Pathways, entreprise londonienne qui met au point des traitements à la psilocybine (champignon magique) contre la dépression grave. Son grand pari sur le vieillissement, Cambrian, a levé le mois dernier 100 millions de dollars (75 millions de livres) pour financer une série de médicaments ciblant les processus biologiques de base liés aux maladies liées à l’âge.

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Cambrian repose sur une idée relativement nouvelle dans les milieux scientifiques, à savoir que l’âge est une maladie qui peut être ciblée et traitée.

Les radicaux libres font vieillir l’organisme

Depuis 2000, plus de 75 interventions – des médicaments à la thérapie génique – ont permis de prolonger la durée de vie des mammifères, en particulier des souris. Cela a incité une nouvelle génération d’entrepreneurs à développer des traitements pour les humains qui ciblent les mécanismes qui se déclenchent après 50 ans – de la façon dont les cellules métabolisent les nutriments à la façon dont nos tissus musculaires se dégradent.

La théorie veut que de nombreuses maladies liées à l’âge partagent, à un certain niveau, un mécanisme biologique déclencheur.

Le prix ultime pour Peyer et ses rivaux : un prophylactique contre le vieillissement qui pourrait un jour apparaître sous forme de vitamine quotidienne – une pilule magique pour nous garder jeunes.

Certains ne s’y attendent pas. De nombreux chercheurs en longévité, technophiles et milliardaires de la Silicon Valley prennent depuis longtemps de la metformine, une pilule contre le diabète dont le brevet a été retiré et dont il a été démontré qu’elle prolongeait et améliorait la vie des souris. Un donateur anonyme a accepté d’investir la moitié des 70 millions de dollars que coûterait un essai pour tester son efficacité chez l’homme. Les sources industrielles s’attendent à ce que le reste du financement soit assuré prochainement.

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Mais il n’est pas simple de faire approuver un traitement par les autorités réglementaires, notamment parce que l' »âge » n’est pas une indication reconnue par un organisme de réglementation médicale.

C’est une approche à haut risque.

Le plan de Peyer : identifier 13 mécanismes liés à l’âge et rechercher les maladies dans lesquelles l’un de ces mécanismes, comme la fonte musculaire, se dérègle. M. Peyer trouve des chercheurs qui travaillent sur cette maladie et tente de former un partenariat avec eux, en finançant une nouvelle entreprise pour mettre un traitement potentiel sur le marché.

Une fois qu’il se sera avéré sûr et efficace, Cambrian cherchera à étendre les indications de ce nouveau médicament au-delà de la maladie initiale, jusqu’au vieillissement lui-même.

La plupart des candidats échoueront, mais M. Peyer est convaincu qu’il s’agira d’une percée qui déclenchera une révolution de la longévité.

Sa prédiction : d’ici 2050, un homme de 70 ans pourra avoir l’air et se sentir comme un homme de 50 ans. « Un homme de 70 ans en 2050 aura une apparence radicalement différente de celle d’un homme de 70 ans en 2020 ».

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