La Chine renforce le contrôle de ses transferts technologiques
La Chine a publié un projet de révision de sa liste de contrôle des exportations de technologies, qui prévoit d'ajouter 40 technologies nouvelles, a rapporté La Presse (La Presse de Tunisie) le 20 octobre 2026. Selon ce projet, 14 technologies seraient intégrées à la liste des technologies interdites d'exportation et 26 à celle des technologies soumises à restrictions.
Des secteurs stratégiques ciblés
Le projet distingue nettement trois domaines principaux : l'intelligence artificielle, le photovoltaïque (PV) et la biomédecine. La répartition annoncée par La Presse est la suivante :
- 23 technologies liées à l'intelligence artificielle ;
- 12 technologies dans le photovoltaïque ;
- 5 technologies en biomédecine.
| Catégorie | Technologies ajoutées |
|---|---|
| Intelligence artificielle | 23 |
| Photovoltaïque | 12 |
| Biomédecine | 5 |
| Total | 40 |
Contexte international et implications
La mesure s'inscrit dans un contexte mondial de montée des contrôles sur les transferts technologiques sensibles, notamment en matière d'IA et d'énergie propre. En ajoutant un grand nombre de technologies liées à l'IA à sa liste, Pékin montrerait sa volonté de maîtriser l'exportation de savoir-faire susceptibles d'avoir des usages duals (civils et militaires) ou de renforcer la compétitivité stratégique d'acteurs étrangers.
Pour les entreprises européennes et françaises travaillant en Chine ou avec des partenaires chinois, ce projet, s'il est confirmé, pourrait complexifier les partenariats, les flux d'investissements et les chaînes d'approvisionnement dans des secteurs clés — du développement d'algorithmes à la fabrication de panneaux solaires avancés ou à la recherche biomédicale.
Ce qui est public et ce qui reste à venir
La source de ces éléments est La Presse (kiosque international, 20 octobre 2026). Le projet de révision ne constitue pas encore une décision finale : il s'agit d'une proposition qui doit être officialisée par les autorités chinoises compétentes. Les entreprises et observateurs devront attendre la version définitive pour connaître précisément les technologies concernées et les modalités d'application.
À court terme, les acteurs du secteur technologique et les autorités européennes de contrôle des exportations devront surveiller l'évolution du dossier, analyser les textes définitifs et adapter, le cas échéant, leurs stratégies de conformité et leurs partenariats internationaux.