Radio France a interrompu l'émission de la webradio Mon tout petit France Inter le 12 octobre 2026, six à sept mois après son lancement en février 2026, a rapporté Radio Actu le 21 octobre 2026. Le groupe public explique ce retrait par une stratégie de regroupement des contenus jeunesse destinée à sécuriser le déploiement sur le DAB+ et à concentrer l'offre sur un unique canal destiné aux enfants.
Une fermeture expliquée par la nécessité d'un canal unique en DAB+
Selon Radio France, la décision s'inscrit dans la volonté de ne pas maintenir « deux entités séparées, mais un seul canal qui s'adresse à tous les enfants ». Le groupe prévoit que l'antenne existante Mon petit France Inter — qui ciblait les 6‑12 ans et revendiquait trois millions de connexions depuis sa création — élargisse désormais sa cible pour couvrir un public allant de 2 à 12 ans.
« La décision est liée à la volonté que Mon petit France Inter soit disponible en DAB + […] pour ne pas avoir deux entités séparées, mais un seul canal qui s’adresse à tous les enfants. » — Radio France
Le retrait de la webradio a également été constaté par la disparition des applications et des pages du site de Radio France dédiées à ce flux, un changement qui a surpris des parents et des familles régulières de l'écoute numérique.
Réactions des auditeurs et enjeux éditoriaux
- Des témoignages publiés sur le site de la médiatrice de la radio font état de déception : certains parents décrivent Mon tout petit France Inter comme un repère quotidien pour le coucher ou les matins d'école maternelle.
- Le groupe public met en avant une logique de rationalisation et de déploiement technique (DAB+), mais la décision provoque des interrogations sur l'accessibilité des contenus et la continuité d'usage pour les familles utilisatrices.
Un auditeur, cité par Radio Actu, témoigne de la gêne causée par la disparition soudaine du fil musical : « Nos enfants comptent sur ce fil pour s'endormir paisiblement ». Ces retours mettent en lumière l'attachement des publics à des formats audio pensés pour des routines familiales, ainsi que les risques d'une migration mal anticipée.
Conséquences techniques et de programmation
Le choix de regrouper l'offre en vue d'un déploiement sur la radio numérique terrestre soulève plusieurs questions pour le paysage radiophonique :
- la capacité du DAB+ à offrir une couverture nationale et une accessibilité équivalente à celle des services en ligne ;
- les arbitrages éditoriaux nécessaires pour étendre une grille destinée aux 6‑12 ans à la tranche 2‑12 ans sans perdre les spécificités pédagogiques et musicales adaptées aux plus jeunes ;
- la façon dont Radio France compensera, pour les familles, la disparition d'un fil dédié exclusivement aux tout‑petits.
| Élément | Valeur (source) |
|---|---|
| Lancement de la webradio | Février 2026 (Radio Actu) |
| Arrêt constaté | 12 octobre 2026 (Radio Actu) |
| Connexions revendiquées | 3 millions depuis la création (Radio France, cité par Radio Actu) |
Sur le plan éditorial, l'intégration des archives jeunesse et des formats (comptines, récits du soir, programmes pour enfants) dans une antenne unique nécessitera des décisions sur la durée d'écoute, la modulation des plages horaires et les moyens techniques pour assurer une disponibilité multiplateforme (web, applications, DAB+).
À court terme, Radio France indique que la consolidation vise à « sécuriser » le lancement en DAB+ et à éviter la concurrence interne entre deux marques. À moyen terme, le succès de cette opération dépendra de la capacité du groupe à migrer les auditeurs habituels et à préserver l'offre spécifique qui séduisait les familles.