LCI a décidé de suspendre temporairement Isabelle Saporta à la suite d’un échange particulièrement vif avec la députée Prisca Thévenot, survenu le lundi 19 octobre 2026 lors de l’émission Brunet sans filtre. Selon Télérama, la direction a annoncé « une mise en retrait jusqu’à la fin de la semaine » ; Le Parisien précise que Thierry Thuillier, directeur de l’information du groupe, a saisi le comité d’éthique et de déontologie de la chaîne pour examiner la séquence.
Ce qui s’est passé sur le plateau
Au cours du débat consacré aux émeutes et aux violences récentes, Isabelle Saporta, chroniqueuse régulièrement présente sur LCI, s’en est pris avec force à l’invitée, Prisca Thévenot (députée des Hauts-de-Seine). La discussion a dégénéré lorsque Saporta a interrompu et accusé la majorité d’abaisser le pays sur la dernière décennie. Le résumé des propos rapportés par la presse contient plusieurs phrases prononcées en direct :
"Pardonnez-moi madame Thévenot, je vous écoute et j’ai du mal à garder mon sang-froid. Le problème de la Macronie, c’est qu’ils n’écoutent pas, ils font la leçon."
La journaliste a également déclaré, selon les retranscriptions publiées :
"Vous faites partie de la même vague saumâtre... qui a mis le pays depuis dix ans à genoux."
Décision de la direction et périmètre de la sanction
La mise à pied est temporaire : la direction a indiqué à Télérama qu’il s’agissait d’une « mise en retrait jusqu’à la fin de la semaine ». Le Parisien ajoute que l’affaire est désormais examinée par le comité d’éthique de LCI, ce qui signale un examen formel des règles déontologiques applicables aux chroniqueurs et invités sur le plateau.
- Date de l’incident : 19 octobre 2026 (émission Brunet sans filtre sur LCI).
- Mesure prise : mise à pied temporaire jusqu’à la fin de la semaine (confirmation citée par Télérama).
- Suivi : saisine du comité d’éthique et de déontologie par Thierry Thuillier (Le Parisien).
Conséquences éditoriales et lignes de fracture
La décision de LCI illustre la tension permanente entre la liberté d’expression des chroniqueurs et les obligations déontologiques des chaînes d’information en continu. La chaîne a préféré un retrait immédiat en attendant l’avis de son comité d’éthique, ce qui indique une volonté de circonscrire le débat public à des règles de conduite applicables en direct. Selon les comptes rendus, Isabelle Saporta ne présentait pas d'excuses publiques à l'issue de l'affaire, ce qui a motivé la suspension.
Échos dans les médias et suites possibles
Au lendemain de l’incident, plusieurs titres nationaux ont repris la séquence et les propos tenus en plateau. Télérama et Le Parisien sont les deux organes cités par la direction de LCI dans les comptes rendus : le premier pour la confirmation de la mise en retrait, le second pour l’information sur la saisine du comité d’éthique. La situation reste susceptible d’évoluer selon les conclusions de ce comité et d’éventuelles déclarations ultérieures de la chaîne ou de la chroniqueuse.
| Date | Action | Source |
|---|---|---|
| 19/10/2026 | Échange houleux sur LCI (Brunet sans filtre) | Reconstitutions publiées par plusieurs titres |
| 20/10/2026 | Mise en retrait d’Isabelle Saporta jusqu’à la fin de la semaine | Télérama (relai par la rédaction) |
| 20/10/2026 | Saisine du comité d’éthique par le directeur de l’information | Le Parisien |
La suspension, quoique courte, pose la question du rôle des éditorialistes sur les chaînes d’information et de la capacité des rédactions à arbitrer entre polémique médiatique et respect des règles internes. Le comité d’éthique devrait préciser si la sanction relève d’un manquement aux règles de déontologie de LCI ou d’une simple mesure provisoire visant à apaiser la situation.