Des autorisations nombreuses mais des mises en service plus lentes
Au 8 octobre 2026, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) recense un important parc de projets 5G autorisés sur le territoire français — mais une part notable de ces sites n'émettent pas encore la 5G. Selon le fichier publié par l'ANFR, la France totalise 10 896 accords d'allumage en attente opérateur par opérateur, dont 5 749 sites qui, dans leur ensemble, n'émettent aujourd'hui aucune 5G.
Cette distinction entre autorisation et mise en service est au cœur du décompte : l'ANFR attribue à chaque site trois statuts successifs — autorisé, techniquement opérationnel (émet des ondes) puis ouvert commercialement (accessible aux abonnés) —, tandis que l'ouverture commerciale est suivie par l'Arcep, rappelle le dossier.
Source : ANFR, données sur les réseaux mobiles au 8 octobre 2026.
En métropole, l'écart est particulièrement visible : 54 852 sites sont autorisés contre 49 368 qui émettent effectivement, soit un différentiel de 5 484 sites. Le mouvement d'allumage reste toutefois soutenu : en septembre 2026, 393 sites ont été allumés, contre 154 nouvelles autorisations au cours du mois.
Répartition opérateur et implications
Opérateur par opérateur, la situation varie : chaque acteur dispose de plusieurs milliers de sites autorisés mais non activés — entre environ 2 000 et 3 000 selon l'opérateur. Le document indique que Bouygues Telecom compte le plus de sites en attente et que Orange en compte le moins ; Free demeure en tête du nombre total d'autorisations, avec « plus de 26 000 » autorisations.
- Statut « autorisé » : le site a le droit d'émettre après avis de la commission des sites et servitudes (ANFR).
- Statut « techniquement opérationnel » : l'antenne émet mais n'est pas nécessairement ouverte aux abonnés.
- Statut « commercial » : l'Arcep recense l'ouverture aux clients.
Ces écarts peuvent s'expliquer par des raisons techniques, commerciales ou logistiques : ajout d'équipements sur supports existants, calendriers d'opérateur pour activer progressivement des sites partagés, ou encore formalités locales. Le gouvernement précisait déjà en mai 2026 que la plupart des sites 2G/3G sont équipés en 4G, et la 5G s'ajoute souvent sur des infrastructures existantes.
Ce que disent les chiffres mensuels
Le bilan de septembre 2026 montre une accélération des allumages : 393 sites activés en un mois, plus du double des 154 autorisations délivrées. Ce rythme suggère que les opérateurs convertissent progressivement les autorisations en activations techniques puis commerciales, mais laisse un stock résiduel d'autorisation en attente.
| Indicateur | Valeur | Source / période |
|---|---|---|
| Sites autorisés (métropole) | 54 852 | ANFR, au 8/10/2026 |
| Sites émettant | 49 368 | ANFR, au 8/10/2026 |
| Sites autorisés mais sans 5G | 5 484 | ANFR, au 8/10/2026 |
| Sites n'émettant aucune 5G (France entière) | 5 749 | ANFR, fichier 8/10/2026 |
| Accords en attente (opérateur par opérateur) | 10 896 | ANFR, fichier 8/10/2026 |
| Allumages en septembre 2026 | 393 | ANFR, septembre 2026 |
| Nouvelles autorisations en septembre 2026 | 154 | ANFR, septembre 2026 |
Pour les collectivités, les associations ou les abonnés, ces chiffres signifient que l'obtention d'une autorisation administrative ne garantit ni une mise en service immédiate ni une ouverture commerciale, et que le calendrier d'activation dépend des choix techniques et commerciaux des opérateurs. Les utilisateurs peuvent consulter les fichiers de l'ANFR pour savoir si un projet est autorisé dans leur commune et suivre l'évolution jusqu'à l'ouverture commerciale référencée par l'Arcep.