Meta préparerait une nouvelle réduction de ses effectifs en France. D’après La Lettre, le groupe négocierait depuis juillet une rupture conventionnelle collective qui pourrait viser jusqu’à un tiers des salariés de sa filiale française. Meta emploie actuellement 300 personnes dans l’Hexagone, ce qui porterait le nombre maximal de départs à environ 100 postes. À ce stade, il s’agit d’un projet de départs volontaires et non d’une suppression de postes déjà actée.
Une déclinaison française de la restructuration mondiale
Le dispositif envisagé en France ferait suite à la vague de licenciements annoncée par Meta fin août. Le groupe avait alors indiqué vouloir supprimer 8 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs mondiaux. La mesure française apparaît ainsi comme une adaptation locale d’un plan de réduction plus vaste, dans un groupe qui cherche à modifier son organisation et à concentrer davantage de ressources sur ses priorités technologiques.
Le projet actuellement discuté prévoirait des conditions destinées à encourager les candidatures au départ. Selon les éléments rapportés par La Lettre, les salariés concernés pourraient bénéficier de 2,15 mois de salaire par année d’ancienneté, ainsi que d’un congé de mobilité de dix mois, indemnisé à hauteur de 80 % du salaire brut. Ces modalités restent liées à l’issue des négociations et ne permettent pas de déterminer combien de personnes quitteraient effectivement l’entreprise.
| Élément | Donnée rapportée |
|---|---|
| Effectif de Meta France | 300 salariés |
| Départs potentiels | Jusqu’à 100 postes |
| Indemnité évoquée | 2,15 mois par année d’ancienneté |
| Congé de mobilité | 10 mois à 80 % du salaire brut |
Une deuxième rupture conventionnelle collective en trois ans
Meta France avait déjà connu une opération comparable en 2023. À cette période, la filiale comptait 350 salariés et 88 personnes étaient parties dans le cadre d’une précédente rupture conventionnelle collective, d’après Les Échos. Le nouveau projet interviendrait donc alors que l’effectif français a déjà diminué par rapport à cette période, ce qui souligne l’ampleur de la réorganisation envisagée.
À l’échelle du groupe, cette évolution accompagne une transformation profonde de la structure interne. Meta s’est lancé depuis plusieurs années dans une course aux technologies d’intelligence artificielle, avec des changements d’affectation et une réduction des niveaux hiérarchiques. Le groupe avait annoncé 7 000 réassignations de postes à la mi-mai, avec l’objectif affiché de simplifier son organisation et d’améliorer sa productivité. La baisse des effectifs et le redéploiement des salariés constituent ainsi deux volets d’un même mouvement, sans que les conséquences précises pour les équipes françaises soient encore connues.
Le discours sur l’emploi confronté aux suppressions de postes
Cette réduction intervient en parallèle d’un discours de Mark Zuckerberg sur les effets à long terme de l’intelligence artificielle. Dans un manifeste consacré à cette technologie, il estimait que celle-ci pourrait faire émerger de nombreuses nouvelles entreprises et activités. La trajectoire immédiate de Meta reste toutefois marquée par des suppressions d’emplois et une sélection plus stricte des fonctions jugées prioritaires.
« Il y a bien davantage d’entreprises et de services utiles à créer que ce que les gens sont aujourd’hui en mesure de réaliser », affirmait Mark Zuckerberg.
Le cas français devra encore franchir les étapes de la négociation avec les représentants des salariés. Tant que l’accord n’est pas finalisé, le nombre de départs et le calendrier ne sont pas arrêtés. L’annonce rapportée par La Lettre confirme néanmoins que l’orientation prise par Meta à l’échelle mondiale touche aussi ses activités françaises, avec un impact potentiel sur environ un salarié sur trois.
- Le projet pourrait concerner jusqu’à 100 salariés de Meta France.
- Il s’inscrit dans un plan mondial annoncé à hauteur de 8 000 suppressions de postes.
- La réorganisation accompagne les investissements du groupe dans l’intelligence artificielle.