Sarah Knafo, députée européenne et représentante de Reconquête, annonce avoir saisi l’Arcom après son interview sur Franceinfo, diffusée le 28 octobre 2026. Elle estime que les conditions de cet échange n’ont pas respecté les exigences applicables au traitement des responsables politiques sur les antennes audiovisuelles. Dans une vidéo relayée sur ses réseaux sociaux, elle réclame un contrôle de l’autorité de régulation ainsi que des mesures à l’encontre des diffuseurs qu’elle juge concernés.
Une contestation portant sur le déroulement de l’interview
La démarche de Sarah Knafo intervient après une analyse de son passage à l’antenne. La députée européenne affirme avoir comptabilisé 73 interruptions en 24 minutes. Elle conteste également l’utilisation, dès le début de l’entretien, d’un bandeau présentant la séquence comme une réponse à des accusations. Selon elle, cette présentation aurait contribué à installer un cadre défavorable à son intervention.
« Nous constatons une invisibilisation systématique de nos idées et de nos représentants », a déclaré Sarah Knafo.
La représentante de Reconquête élargit sa critique au traitement réservé à sa famille politique dans les médias audiovisuels nationaux. Elle soutient que les temps d’invitation accordés aux représentants d’un courant politique ne correspondraient pas à son poids électoral. Son recours vise ainsi à faire examiner, au-delà d’un entretien particulier, la manière dont les obligations de représentativité démocratique sont appliquées sur les chaînes de télévision et les stations de radio.
Les obligations invoquées auprès du régulateur
Dans sa prise de parole, Sarah Knafo estime que trois principes encadrant le service public audiovisuel n’auraient pas été respectés : l’honnêteté de l’information, l’impartialité et l’égalité de traitement. La saisine annoncée doit désormais permettre à l’Arcom d’examiner les éléments transmis et de déterminer si les règles applicables justifient une intervention. Une plainte ou un signalement auprès du régulateur ne constitue toutefois pas, à lui seul, la preuve d’un manquement établi.
| Élément | Donnée mentionnée |
|---|---|
| Interview contestée | Franceinfo, le 28 octobre 2026 |
| Durée analysée par Sarah Knafo | 24 minutes |
| Interruptions qu’elle affirme avoir relevées | 73 |
Une procédure susceptible de relancer le débat sur le pluralisme
Cette initiative replace la question du pluralisme dans les médias audiovisuels au centre de la contestation politique. Le contrôle des temps de parole et les conditions d’interview constituent régulièrement des sujets sensibles, en particulier lorsque les formations concernées estiment que leur représentation à l’antenne ne correspond pas à leur audience électorale. Dans ce dossier, Sarah Knafo demande à l’Arcom d’apprécier à la fois le contenu de l’échange, sa présentation à l’écran et la place accordée à sa famille politique dans les antennes nationales.
- La saisine porte sur le traitement de Sarah Knafo lors de son passage sur Franceinfo.
- Les griefs avancés concernent les interruptions, le bandeau affiché à l’écran et l’équilibre politique.
- Le rôle de l’Arcom sera d’examiner les faits au regard des obligations de pluralisme et d’impartialité.
L’autorité de régulation est désormais appelée à se prononcer sur les suites à donner à cette démarche. À ce stade, les éléments rendus publics correspondent aux accusations formulées par Sarah Knafo et à sa demande de contrôle. Ils ne permettent pas de conclure à un manquement de Franceinfo ou de Radio France avant l’examen du dossier par l’Arcom.