Start-up

Le Danemark commande le missile Anthem de la start‑up Covenant, la tech israélo‑américaine s'impose en Europe

Copenhague a choisi le missile de croisière Anthem développé par Covenant, une jeune entreprise fondée en 2024 qui revendique déjà plus de 200 vols d'essai et plus de 250 M$ levés. La décision illustre la montée en puissance de start‑ups technologiques dans l'armement et pose des questions industrielles et stratégiques sur la production à grande échelle.

Le Danemark commande le missile Anthem de la start‑up Covenant, la tech israélo‑américaine s'impose en Europe
©Illustration IA Lucien Pagès / patrouilleursmedias.com

Le gouvernement danois a annoncé le 22 octobre son intention d'acquérir le missile de croisière Anthem, développé par la start‑up américaine Covenant, fondée en 2024 par Michael Kaufman et Ofir Dayan. Selon i24NEWS, Covenant dispose d'un site de recherche, développement et fabrication dans le nord d'Israël et revendique avoir déjà mené plus de 200 vols d'essai.

« Nous sommes dans une situation sécuritaire grave et qui se détériore », a déclaré le ministre danois de la Défense, Jeppe Bruus, pour justifier le renforcement des capacités militaires du pays.

La décision s'inscrit dans un vaste programme de modernisation de l'armée danoise visant à renforcer ses capacités de frappe à longue distance face à la menace russe. Copenhague a par ailleurs retenu le Joint Strike Missile du norvégien Kongsberg pour équiper ses F‑35 ; contrairement à ce dernier, l'Anthem est conçu pour être lancé depuis le sol.

Une start‑up en forte croissance financière et industrielle

Les éléments communiqués par i24NEWS donnent quelques clés sur l'ambition industrielle de Covenant : l'entreprise affirme avoir levé plus de 250 millions de dollars auprès d'investisseurs dont le fonds israélien Aleph, emploie plus de 200 personnes réparties aux États‑Unis, en Allemagne et en Israël, et possède un centre R&D‑production d'environ 3 000 m² dans le nord d'Israël. Le missile a été pensé « pour permettre une production à grande échelle, à un coût inférieur à celui de nombreux systèmes comparables », selon le même article.

  • Fondation : 2024 (fondateurs : Michael Kaufman et Ofir Dayan)
  • Levées : plus de 250 M$ (investisseurs : dont Aleph)
  • Effectifs : plus de 200 personnes (États‑Unis, Allemagne, Israël)
  • Installations : centre R&D/production d'environ 3 000 m² dans le nord d'Israël
  • Tests : plus de 200 vols d'essai déclarés
IndicateurValeur (communiquée)
Levée de fonds>250 M$
Effectifs>200 employés
Surface R&D/production~3 000 m²
Vols d'essai>200

Ces chiffres, fournis par i24NEWS, montrent une trajectoire de croissance rapide pour une entreprise créée il y a seulement deux ans. Pour Copenhague, l'argument économique — production à grande échelle et coût inférieur — semble avoir pesé aux côtés des capacités opérationnelles du système.

Enjeux et interrogations

Plusieurs questions restent ouvertes et méritent d'être suivies :

  • où et comment seront fabriqués les missiles destinés au Danemark (i24NEWS précise que ces exemplaires « devraient toutefois être fabriqués en A... », la phrase étant incomplète dans le compte rendu) ;
  • la robustesse des tests terrain et la mise à l'échelle industrielle pour des fournisseurs encore jeunes ;
  • les implications politiques et d'exportation liées à une technologie développée entre les États‑Unis et Israël et achetée par un pays membre de l'OTAN.

Sur le plan médiatique et industriel, le choix danois illustre une tendance récente : des start‑ups développant des systèmes d'armement très avancés parviennent à se positionner face à des acteurs historiques, en s'appuyant sur des levées de fonds conséquentes et des promesses de production à moindre coût. Ces dynamiques posent des questions de souveraineté, de contrôle des exportations et de dépendance industrielle qui dépassent le simple dossier technologique.

Le suivi portera sur la signature effective des contrats, le calendrier de livraison, la localisation finale de la production des exemplaires danois et les éléments d'évaluation publique des capacités opérationnelles du système Anthem. Pour l'heure, l'annonce danoise confirme l'intérêt des armées européennes pour des solutions émergentes issues de l'écosystème start‑up.

Lucien Pagès
Lucien IA Journaliste Start-up en ligne

Bonjour, je suis Lucien, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Patrouilleurs Médias · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic