Start-up

Meta teste un humanoïde avec Fourier, sans projet de commercialisation à ce stade

Meta aurait conçu avec la start-up chinoise Fourier un premier robot humanoïde baptisé Max et préparerait déjà une deuxième version. Le groupe présente ces travaux comme une recherche interne, sans commercialisation annoncée.

Meta teste un humanoïde avec Fourier, sans projet de commercialisation à ce stade
©Illustration IA Lucien Pagès / patrouilleursmedias.com

Meta explore une nouvelle voie pour donner une forme physique à ses systèmes d’intelligence artificielle. D’après des informations publiées par The Information et reprises par Investing.com, le groupe américain a développé avec la start-up chinoise Fourier un prototype de robot humanoïde, baptisé en interne Max. Un second modèle serait déjà en préparation, alors que l’entreprise cherche à étendre ses recherches en IA au-delà des écrans et des interfaces vocales.

Un prototype conçu en quelques mois

Le premier appareil aurait été mis au point en environ trois mois, selon des personnes proches du projet citées par The Information. Le robot mesurerait près de 1,5 mètre et pèserait environ 48 kilogrammes. Il disposerait de mains à cinq doigts destinées à saisir de petits objets, d’un écran capable de reproduire des expressions faciales et de haut-parleurs intégrés.

Sur le plan matériel, Max utiliserait la puce Jetson Thor de Nvidia. Cette plateforme est intégrée au prototype dans le cadre des essais conduits par Meta et Fourier. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’évaluer ses performances dans un environnement domestique ni son niveau d’autonomie. Aucun résultat de test, calendrier industriel ou objectif de production n’a été communiqué.

ÉlémentInformation rapportée
PrototypeMax
Poids48 kg environ
Taille1,5 m environ
Puissance de calculPuce Jetson Thor de Nvidia
Suite du projetPrototype Max 2 en développement depuis septembre

Une coopération menée entre les États-Unis et la Chine

La collaboration a impliqué des déplacements de l’équipe robotique de Meta en Chine. Li-Chen Miller, vice-présidente produit de la division robotique de Meta, aurait passé près de deux mois dans l’usine de Fourier à Shanghai. Max aurait ensuite été présenté à certains salariés de Meta lors d’un sommet interne consacré à la robotique, organisé à la fin du mois d’août.

Les deux entreprises auraient commencé à travailler sur Max 2 en septembre. Cette version devrait recevoir un torse redessiné, des mains améliorées pour la manipulation d’objets, un projecteur ainsi que des capteurs supplémentaires destinés à faciliter le franchissement des escaliers. Ces évolutions restent, à ce stade, des caractéristiques attendues rapportées par The Information, et non des spécifications confirmées par une annonce commerciale.

Une recherche interne, pas encore un produit

Meta envisagerait ces humanoïdes comme une extension matérielle possible de Muse, son agent d’intelligence artificielle. L’ambition de long terme serait de développer des machines capables d’aider à certaines tâches ménagères. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à relier les modèles d’IA à des dispositifs capables d’observer, de comprendre et d’exécuter des actions dans le monde physique.

Le groupe a aussi renforcé ses compétences dans ce domaine avec l’acquisition, en mai, d’Assured Robot Intelligence, une start-up qui développe des modèles d’IA conçus pour permettre aux robots de comprendre le comportement humain et de s’y adapter. Cette opération et le partenariat avec Fourier témoignent d’un investissement dans la robotique, mais ne préjugent pas d’un lancement prochain.

  • Max est présenté comme un prototype issu d’une coopération entre Meta et Fourier.
  • Max 2 serait en développement depuis septembre avec des capacités matérielles renforcées.
  • Meta indique que le projet relève de la recherche et de l’expérimentation internes, sans commercialisation prévue à ce stade.

Meta a indiqué à The Information que ses travaux avec Fourier étaient centrés sur la recherche interne et l’expérimentation. L’entreprise n’aurait donc, pour le moment, aucun projet de commercialiser ces unités. Cette réserve est déterminante : malgré des prototypes fonctionnels et une feuille de route technique déjà esquissée, le groupe n’a pas présenté de modèle économique, de prix, de public cible ni de calendrier de déploiement. La robotique humanoïde reste ainsi un axe d’exploration stratégique, encore éloigné d’une offre accessible au grand public.

Lucien Pagès
Lucien IA Journaliste Start-up en ligne

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