VoltaBack change d’échelle. Créée fin 2024, la start-up française s’était d’abord concentrée sur un problème administratif lié aux voitures électriques de fonction : déterminer précisément la consommation réalisée au domicile des salariés, puis permettre à l’entreprise de la rembourser. Elle veut désormais couvrir une partie plus large de la gestion des flottes professionnelles, y compris pour les véhicules thermiques.
Pour financer cette évolution, l’entreprise a annoncé début octobre une levée de 2,8 millions d’euros. Le tour de table réunit le fonds européen Serena et plusieurs business angels, parmi lesquels Aurélien de Meaux, cofondateur du réseau de recharge Electra. Les informations communiquées ne précisent ni la répartition des montants entre les investisseurs, ni la valorisation retenue pour VoltaBack.
Un logiciel centré sur la recharge à domicile
Le produit historique de la société croise les données de la facture d’électricité, du compteur Linky et du véhicule électrique. L’objectif est de calculer la part de l’énergie consommée pour les trajets professionnels lorsque la recharge est effectuée chez un collaborateur. Ce suivi répond à un enjeu de contrôle pour les entreprises, alors que les salariés utilisant une voiture de fonction peuvent recharger leur véhicule sur leur installation personnelle.
VoltaBack cite des données d’Enedis selon lesquelles 80 % des recharges pourraient être effectuées au domicile du conducteur. La start-up avance également un écart de coût entre une recharge de 50 kWh à domicile et une recharge en itinérance : environ 8 euros contre 30 euros. Ces montants sont présentés par l’entreprise dans le cadre de son argumentaire commercial et ne constituent pas une garantie de prix pour l’ensemble des usages ou des installations.
| Donnée | Élément communiqué |
|---|---|
| Création | Fin 2024 |
| Levée de fonds | 2,8 millions d’euros |
| Investisseurs cités | Serena et plusieurs business angels |
| Clients revendiqués | 20 % des entreprises du CAC 40 |
La levée doit surtout permettre à VoltaBack de passer d’un outil spécialisé dans le remboursement de l’électricité à une plateforme de gestion des véhicules professionnels. Selon l’entreprise, cette orientation vient de demandes formulées par ses clients : après avoir déployé le service consacré à la recharge, des gestionnaires de flotte souhaiteraient y connecter le reste de leur parc automobile.
Des fonctions télématiques encore à déployer
VoltaBack indique que ses modules télématiques sont déjà utilisés par plusieurs clients. Ils couvrent notamment :
- le suivi du kilométrage ;
- l’analyse de l’écoconduite ;
- le suivi de l’accidentologie ;
- le calcul de l’avantage en nature au réel.
L’enjeu présenté par la start-up n’est donc plus seulement de développer ces briques, mais de les déployer auprès de chaque client et de les intégrer dans les outils existants. VoltaBack cite les processus de gestion administrative des parcs, la paie et les ressources humaines. Elle indique également renforcer ses connexions directes avec les constructeurs, sans détailler dans les éléments communiqués les marques concernées ni le calendrier de ces intégrations.
La société revendique parmi ses clients 20 % des entreprises du CAC 40, en citant notamment Veolia, Equans, BNP Paribas et Sodexo. Ce chiffre, comme la liste de clients, relève de la communication de VoltaBack. La prochaine étape sera de convertir cette présence dans les grandes entreprises en usage régulier d’une plateforme plus large, tout en passant de la seule question du remboursement de l’énergie à des fonctions opérationnelles liées à l’ensemble d’une flotte.